Réchauffement climatique

+3,3°C sur la température moyenne annuelle à Chamonix entre 1902 et 2019 

A Megève, par rapport à la moyenne 1961-1990, la hauteur de neige au sol moyenne sur la saison d’hiver a perdu :
-18,6 cm sur l’hiver 2019-2020
-4,7 cm sur les 10 dernières années.

Les impacts du réchauffement climatique sont plus prononcés en zone de montagne que dans d’autres territoires. Le réchauffement s’est surtout opéré depuis le début des années 80, dans une ampleur très alarmante: +3,0°C entre 1980 et 2019. En 2019, +1,6°C par rapport à la moyenne sur la période 1981-2010. Les années 2018 et 2019 auront été parmi les années les plus chaudes jamais connues à Chamonix: +1,6°C en 2019 par rapport à la moyenne sur la période 1981-2010, et même +2,0°C en 2018, l’année de tous les records.

Le glacier d’Argentière a perdu plus de 36 m d’épaisseur de glace entre 1976 et 2018, le glacier de Sarennes (Isère) a perdu plus de 92 m d’épaisseur de glace en 70 ans (entre 1949 et 2019). L’observation du glacier de Sarennes, corroborée par l’étude des autres glaciers, permet de distinguer 3 phases successives, avec une accélération qui paraît inexorable:

  • Une fonte continue mais lente, jusqu’en 1984 (perte d’épaisseur de 45 cm par an)
  • Une première accélération de la fonte glaciaire entre 1985 et 2001 (perte d’épaisseur de 118 cm par an)
  • Une nouvelle accélération de la fonte glaciaire depuis 2002 (perte d’épaisseur de 292 cm par an).

Le réchauffement climatique a aussi pour effet de réduire de plus en plus les précipitations neigeuses dans les stations de ski, notamment en début et en fin de saison hivernale. Cela pose la question de la viabilité à long terme de la pratique du ski, notamment dans les stations de moyenne montagne pour qui les saisons sont de plus en plus aléatoires et qui sont dans l’obligation d’investir massivement dans des équipements pour garantir la subsistance du manteau neigeux. La croissance des investissements effectués en station n’est pas étrangère à ce réchauffement du climat, même si ce n’est pas la seule cause.

La lutte contre l’effet de serre est facilité en Haute-Savoie par l’existence d’une couverture forestière importante (41% de la surface du département, contre 39% en France). Or, en 2018 l’absorption de carbone par les forêts représentait 92% des absorptions totales en Haute-Savoie (8% par les prairies).

Bilans de masse cumulés de trois glaciers français de 1976 à 2019


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Source : WGMS